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jeudi 16 avril 2009

Neither hope, nor change

Rien à faire, je n'arrive pas à m'intéresser aux prochaines élections pour le Lok Sabha.

La campagne mène train-train, corsetée par les règles drastiques de la Commission Electorale (EC), polarisée entre l'idéologie sectaire du BJP et l'immobilisme dynastique du Congress, n'étant qu'à peine bousculée par l'émergence d'un troisième front, sorte de grotesque coalition de "ni-ni" entre le BSP (pour faire simple, le parti des dalits et son icône mégalo Mayawati), les marxistes (vous avez bien lu) et foultitude de partis régionaux navigant à vue au gré des alliances qui leur permettrait de maintenir un vague fragment de pouvoir national.
La presse tente vainement de relancer l'enthousiasme sur le mode "le grand théatre de la politique", discréditant au passage le fond au profit de la forme.


Photobucket


(c) CNN-IBN

danceofdemocracy

(c)TOI

Car hormis les rituels stigmatisations communautaires & le "blame game" à propos de la réaction au terrorisme post-Bombay, on serait bien ennuyé de discuter d'un contenu programmatique: rien sur la récession, rien sur l'éducation, rien sur le malaise agricole et le suicide des paysans, rien sur la justice sociale, rien sur le statut de la femme, rien sur la politique étrangère... Toute ressemblance avec une élection européenne devant avoir lieu en juin est évidement fortuite.

Pourtant, que j'eusse aimé m'enthousiasmer pour le plus fascinant processus démocratique de notre petite planète, ne serait-ce que pour le titanesque défi logistique qu'il représente. Un petit miracle tout de même, et 60 ans que ça dure...




cc flickr

En bonus, 2 liens pour suivre les marathon électoral durant ce mois à venir:

& bien sûr le feed twitter aka la voix du peuple.


Ajout du 21 avril: 

vendredi 27 mars 2009

Happy Birthday Tehelka

La BBC loue ce canard comme celui qui repousse les limites du contenu éditorial. Tehelka, l'hebdo fondé par l'écrivain Tarun Tejpal rouvre 5 ans d'archives sur son site [en], avec des interviews de ceux qui font l'Inde d'aujourd'hui: Nandan Nilekani (Infosys), Arundathi Roy (Booker Prize & militante alter), Asif Ali Zardari (Pdt du Pakistan), Shah Rukh Khan (ShahRuuuuuuuuuuuuukh), des portraits d'artistes essentiels: AR Rahman (Slumdog Millionaire), MF Hussain (Picasso oriental) et les scoops qui ont font vaciller le monde politique indien (Gujarat 2002, SIMI).

cc flickr

Tehelka Zindabad !

Edit du 31/03: Aujourd'hui l'Inde fête aussi Tehelka en interviewant Tarun Tejpal, qui cause indépendance de la presse et donne son opinion sur les élections à venir (et c'est déjà dans mon widget delicious en barre latérale, pour ceux qui suivent...)  

mardi 10 février 2009

Les culottes roses contre-attaquent

Plutôt que de laisser nos amis du Ram Sena occuper l'espace médiatique de la Saint-Valentin à travers moultes irruptions d'indignation outrancières, les femmes (et les hommes qui aiment les femmes) que les pseudo-talibans agacent ont lancé une campagne via FB. 

Le mot d'ordre: Nous les filles, on boit, on est frivoles, entreprenantes et on vous emmerde.

jeudi 15 janvier 2009

Court instant de nombrilisme - part 2

Au nombre exponentiellement croissant de mes lecteurs qui se demandent sûrement à quoi ressemble la vie de gringo à Bangalore, j'exhume une ITV croisée de néo-colonialistes d'expats-  dont votre serviteur - au supplément local very pipôle  du TOI, aka le Bangalore Times.

The city as global village
The influx of foreigners into Bangalore is at an all-time high. BT explores how it’s changing workplaces
NIRMALA GOVINDARAJAN

THE restrooms in an IT company display instructions in German, French, Spanish and English. It’s another indication that Bangalore is seeing a record influx of foreigners who come here for work. BT looks at how they are adapting.
Head of a firm that deals with inter-cultural training, relocation and well-being, Prithvi Ramachandran says, “There are a lot of people coming into town.
The French and Spanish share some of the same values as us: they like the culture and smells and it’s easier for them to get assimilated here.” Food engineer Brice Canivet from France loves Indian food. “It’s one of the things I look forward to after a hard day’s work,” he says.
Meanwhile, Germans, Austrians and Americans are much less receptive to change, concedes Prithvi. “They find it difficult to deal with our sense of time,” he says.
German national Katrin Schmidt, language and intercultural trainer in an IT company, admits there’s a cultural gap between the way Indians and Europeans work. “In Germany, we are task-oriented. But in India, people are relationship-oriented and hierarchy is stronger,” she says. Brice agrees that the organisational chart is pretty frozen and defines the way people interact with him. “As a manager, when you deal with an executive, there’s this top-down effect. They take my word as sacred and won’t discuss matters, whereas what you look for in any relationship is an exchange of ideas,” he says.
But several companies that collaborate with other countries have adopted practices from these countries to arrive at a smart working environment. Strategy head of a financial and software services company, Rajiv Srinivas, says, “We are a global organisation and have a lot of people coming to Bangalore for induction orientation. Japanese culture, for instance, is very similar to that of Indians. We’ve had some challenges in dealing with French and German markets. A lot of experts work with us on shortterm assignments and we take care to provide for them the right kind of houses, identify the right restaurants for them to frequent, and also schools for their children if they are staying for over a year.”
Vijayalakshmi A, divisional manager, special projects in a software subsidiary of a German multi-national, adds that their company has adopted international working norms to cater to their German counterparts who work here. “We have adapted the German sense of time and structured system of working. When they are here, we like them to understand India. We organise inter-cultural training and joint group work for them to understand how both cultures behave. We show them a bit of Bangalore and how we live,” she says. So when the environment is similar to that of home, working here is a rewarding experience for foreigners. Peter Grosshans, deputy general manager, engineering services, in software subsidiary of a German MNC, says, “The environment in my organisation here is perfect. Whenever I have customers over from my country, they are surprised at how good the working conditions here are.”

jeudi 11 décembre 2008

Twitter & la collecte de l'information : la preuve par l'exemple Mumbaikar


(c) flickr
Le micro-blogging est en train de bouleverser le traitement de l'information en direct. Les chaînes d'info continue et leur "breaking news" scotché à l'écran 24/7 sont-elles en train de devenir obsolètes ?

MàJ de 17:30: Un contrepoint intéressant via aaaliens, qui souligne la différence entre  blogger, journaliste citoyen et média traditionnel : 1. la production de contenu et 2. le colportage de la rumeur.
Si j'ai tout compris, le twitterrien-type, c'est l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours.

mercredi 3 décembre 2008

Les cerveaux derriere la tragédie de Mumbai ?

Selon l'avis d'experts, il semblerait que ce soit l'œuvre d'un incroyable groupe d'enc*%$# de leur m*%$# soutenus par des trous du c*%$# !


jeudi 2 octobre 2008

Revue de Net: la visite du Premier Ministre Indien en France

Dans la presse française:

Une bonne introduction au contexte de ce sommet dans l'Huma, qui trouve par ailleurs le moyen de caler "réchauffement climatique" et "nucléaire" dans la même phrase.

Interview de Manmohan Singh dans le Figaro et de l'importance du rôle des pays en développement dans la résolution de la crise financière globale.

Le compte-rendu du Monde qui souligne l'aspect stratégique des relations indo-européennes (1er partenaire économique !).

Tout pareil, dit Guetta sur Inter, et pour une fois on ne fait pas du biz avec une dictature, ô joie, croissance et transparence!

Dans la presse indienne:

Towards a more fruitful association, par Vaiju Naravane - correspondante du Hindu à Paris (que vous pouvez aussi retrouver dans le Kiosque sur TV5). Comme en réponse au Monde: L'Europe, certes géant économique, mais nain politique aussi.

Coopération nucléaire: La France coiffe les Etats-Unis sur le poteau (Indian Express). C'est Areva qui va être content.

Du grand n'importe-quoi oecuménique:
La polémique du turban sikh (Times of India), ou comment on ne peut pas traduire laïcité par sécularisme.
News reprise par CNN-IBN et bizarrement rapprochée du traitement des violences
anti-chrétiennes en Orissa et au Karnataka (Notez au passage le sens de l'euphémisme de nôt'Président). Attention, ingérence!




N'hésitez pas à partager vos liens à ce sujet, amis lecteurs.

vendredi 5 septembre 2008

Nothing is available there

Selon certaines ONG, il y aurait encore 500'000 personnes à secourir au Bihar. La décrue a commencé, des épidémies de choléra menacent les camps de 250'000 réfugiés climatiques. Triste spectacle de l'incurie gouvernementale., de la gabegie des infrastructures. La panique fait ressurgir les vieux démons de la discrimination des intouchables, dans cet état quasi-tribal. Quel sombre visage que celui de cette Inde-là, quel amer contraste avec la couverture médiatique de Gustav.

De la pire inondation en 50 ans, faut-il déduire qu'elle a un lien avec le réchauffement planétaire et si oui, pouvait-on prévoir que la rivière Kosi allait sortir de son lit ? La mousson étant un des phénomènes météo les plus suivis au monde, j'imagine qu'on puisse, comme pour les cyclones, observer l'historique des pluies, et mesurer si leur violence a augmenté ces dernières années, si la répartition est plus hétérogène sur le territoire. En attendant les petits biharis n'ont qu'à apprendre à nager.


Edit à 20:30: j'ai changé la vidéo, mais le reportage de la BBC (non exportable) est toujours ici.

mardi 2 septembre 2008

Sorry sir, I'll do my level best

Titre en forme de clin d'oeil au dernier poste de mon voisin Antoine, histoire de justifier un silence radio plus prolongé que prévu: je prépare une note sur la situation au J&K qui s'allonge et se ramifie à mesure que je creuse le terreau historico-religieux pour exhumer les racines du conflit.
Vous pouvez toujours patienter en musardant parmi les articles que je sélectionne via le widget delicious, parmi les rubriques à droite: vous y trouverez des liens en relation avec les sujets abordés dans ce blog, passés (problèmes énergétiques, agricoles, politique, corruption) ou futurs (une émouvante tribune d'Arundhati Roy sur le Cachemire justement), ceux que je n'ai pas eu le temps/la force/le goût d'aborder (une série de liens vers les négociations de l'OMC sur le Doha Round notamment) & quelques insolites et coups de coeur ne rentrant dans aucune des catégories précitées.

Bonne lecture & à bientôt.

dimanche 17 août 2008

Bengaluru Bleeding



La police de Bangalore, soucieuse de notre salut moral, a remis un tour de vis à la régulation sur la vie nocturne. On ne peut désormais plus siroter sa bière en écoutant un orchestre jazz, ou gigoter au son d'un DJ à plus de 6 dB.Dans un fort bel amalgame entre musique, alcool et débauche licencieuse, les bas qui exerceront les activités sus-mentionnés seront assimilés à un cabaret encourageant la prostitution. Des tripots aux pubs 5 étoiles, au pain sec et à l'eau, section 31 du Karnataka Police Act! La jeunesse bangalori doit arrêter de protester sur FB et se comporter en kannadiga respectable.

mercredi 21 mai 2008

Pendant les attentats, les affaires continuent

Attrapé au vol d'un zapping nocturne, l'émission "Face the nation" sur CNN IBN (les mêmes, en saree):


Où l'on se préoccupe de savoir si:
  1. ça ne remettra pas en cause le prochain match à domicile des Rajasthan Royals (les australiens flippent).
  2. on ne va pas faire fuir les touristes avec toutes ces explosions.
Et Francis Warcziag, fondateur de Neemrana Hotels, de rappeler que c'est avant tout un drame humain avant d'être une perte économique. Ouf, la décence est sauve.
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