dimanche 10 août 2008
Des Chiffres - Eco
Chiffres tirés du rapport sur le développement du PNUD.
mercredi 30 juillet 2008
Pouvoir d'achat - Part 2: Pétrole cher, reculer pour mieux sauter

Non seulement il s'agit d'une aberration économique qui pousse les compagnies pétrolières au bord de la banqueroute et creuse le déficit de l'état, mais la subvention de l'essence (entre 2 & 3% du PIB indien chaque année) dans un pays aussi pauvre va contre la justice sociale. Non ciblée, elle allège relativement plus le porte-feuille de l'automobiliste que celui du common man. C'est bien le problème de ce gouvernement dont la politique favorise la classe moyenne, créatrice de richesse et ignore l'immense majorité de sa population, qui roule au mieux en 2 (voire 3) roues. La récente augmentation de quelques roupies sur le diesel, le gaz et l'essence a déjà fait se pâmer la pseudo-Gauche qui fait des sauts de cabri en criant "la croissance! la croissance!". Elle a derechef suggéré de baisser la TVA pour compenser celle des subventions (tiens, tiens...).
Dommage que le gouvernement n'ait pas profité du lancement de son plan-climat pour donner un impulsion claire en direction de la réduction de la dépendance au pétrole, en réorientant ces subventions vers le développement de solutions pauvres en carbone. Dans un modèle de société on l'on finance la pollution, l'investissement ira toujours à l'élargissement des routes plutôt qu'au système de transports publics. Alors bien que celà puisse coûter politiquement, Chidambaram devrait exiger des principaux contributeurs, les riches indiens, qu'ils contribuent à diminuer leur empreinte écologique. Un journaliste de l'Indian express suggère même d'appliquer la taxe carbone aux automobilistes:
But those subsidies have to be reduced, if not totally abolished
overnight. A start could be made immediately to reduce the subsidy to
the rich while continuing it for the poor. A mechanism for doing so
would be to impose a tax on car owners which would reflect the full
cost of the petrol they use. Depending on the size of the engine and
average fuel consumption, an annual fee could be assessed which has be
paid to maintain registration. So if a particular make and model of car
typically consumes, say, 1,000 litres of petrol a year, the tax could
be Rs 10,000.
Encore un effort, Mr Borloo...
Et vous, pensez-vous qu l'Inde doive nécessairement passer par le XIXème siècle pour rentrer dans le XXIème siècle?
lundi 7 juillet 2008
Pouvoir d'achat - Part 1 : Inflation alimentaire - l'Inde limite la casse... chez elle
Fin mars, les cours mondiaux du blé et du riz avaient doublés en un an, et les prix du maïs augmentés d'un tiers. La production céréalière devrait être de 2,6% plus élevé (2,16 milliards de tonnes) que la précédente: Il ne s'agit donc pas d'une crise de l'offre. D'autre part, la demande devrait être supérieur d'environ 3%, principalement tirée par deux facteurs structurels: la production d'agrocarburants & à un degré moindre, l'évolution du bol alimentaire dans les classes moyennes chinoises & indiennes. Que oui ou non, l'hindouiste qui se renie & boulotte de la vache sacrée fait monter le prix du faux filet au Carrouf d'Aire sur Adour, c'est peu probable. Mais à l'échelon local, il peut y avoir compétition d'usage en protéine carnée et végétale. Alors bien sûr, Dubleyou ne fait pas dans la dentelle,mais pour une fois qu'il ne raconte pas (que) des conneries on eût pu éviter la große polémique. La preuve, même Amartya Sen vole à son secours (en passant il me fait bien marrer papy Singh, chaque fois que son pays est mis en cause il nous refait le coup des statistiques per capita. Pareil pour les gaz à effet de serre, il se dédouane de mesure contraignante en arguant que quand le quota par indien aura atteint celui de l'occidental, peut-être, éventuellement, on pourrait bien réfléchir à l'hypothèse d'objectifs de réduction chiffrés, tu peux fermer la parenthèse).
Quand on parle de crise alimentaire, il faut savoir que les pays du Sud ne sont pas tous logés à la même enseigne.
Exportateur net de riz, l'Inde est quasiment auto-suffisante et a donc a échappé au pire, mais de nombreux pays africains ont été touchés
par les émeutes de la faim en raison de la flambée des prix.
Voici les mesures mises en place pour permettre d'assurer sa souveraineté alimentaire:
- Restriction des exportations de riz, notamment variétés non-basmati
- Diminution ou levée des taxes à l'import
- Suspension des transactions sur 4 produits alimentaires (hévéa, soja, pommes de terre, pois chiches) pour freiner la spéculation sur les produits dérivés
mercredi 2 juillet 2008
Contradictions, contre addictions
Dans la presse déchaînée, on trouve ça.Clap clap clap. Est-elle noble cette initiative, quand tu sais que l'Inde est dans le Top 4 au challenge mondial d'encrassage de bronches, mais compte bien toutefois maintenir ses 8% de croissance, afin que le bon peuple cesse de ressembler dans l'imaginaire occidental à un protagoniste de la Cité de la Joie.
Et comme tu as lu Oncle Bernard dans ta prime jeunesse, tu sais que ton heure et demie d'embouteillage quotidien dans les congestions chaotiques de Bangalore au volant de ton Mahendra Scorpio, c'est de la croissance.
Et puis tu tombes sur ça. En Une.
Y a-t-il quelqu'un pour expliquer au Prime Minister que l'uranium est une ressource finie?
mardi 8 avril 2008
L'Asie menacée d'une crise alimentaire.
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